Willy Bakonga au Sénat : Des réponses qui ont rencontrées la satisfaction des élus des élus.

Le Ministre d’État, Ministre de l’Enseignement Primaire, Secondaire et Technique (EPST), Willy Bakonga a répondu ce mercredi 01 juillet 2020 aux différentes questions lui adressées par les sénateurs, lors de son dernier passage à la chambre haute du parlement. Il a donné des explications minutieuses, axées sur certains aspects des reformes engagées dans son sous-secteur et la gestion des services de son ministère, tout en relevant quelques difficultés. Des réponses qui ont satisfait la majorité des sénateurs.

Chiffres à l’appuis, Willy Bakonga s’est montré convainquant notamment sur la réforme de la gratuité de l’enseignement primaire, se félicitant de l’intégration de plus 4 millions de nouveaux élèves dans le système éducatif, soit une augmentation de 26,5 % par rapport à l’année scolaire 2018-2019. Et même si le problème des infrastructures scolaires devant accueillir ces nouveaux venus se pose avec acuité, le Ministre d’État a relevé quelques projets encourageants en cours dans le cadre du programme d’urgence des cent jours du Président de la République Félix-Antoine Tshisekedi, qui pourront faire bénéficier au sous-secteur de l’EPST entre autres plus de 10 milles salles de classe. Mais le financement de cette réforme demeure une épine dans le pied du gouvernement.

Le Ministre s’est dit tout de même optimiste grâce notamment à l’appui considérable des partenaires au développement tel que la Banque Mondiale, qui vient d’approuver le financement du projet d’urgence pour l’équité et le renforcement du système éducatif, basé principalement sur l’amélioration de la qualité de l’enseignement et la gestion des effectifs. Néanmoins, selon Willy Bakonga une ligne budgétaire ouverte devrait être exécutée dans la loi des finances pour l’exercice 2020, afin d’allouer plus de ressources à la réforme de l’éducation nationale. 

Concernant la paie des enseignants, le numéro un de l’EPST a d’abord tordu le cou aux folles rumeurs qui faisaient état des détournements récurant, avant d’insister sur le fait que ni son ministère, ni le Service de Contrôle et de la Paie des Enseignants (SECOPE), ne touche aux fonds destinés à cette fin. Willy Bankonga s’est félicité en outre de la régularisation de la situation des NP (non payés) mais aussi celle des NU (nouvelles unités) désormais identifiées et bientôt prises en charge par le trésor public.

« Grâce à la bancarisation, la Paie des enseignants qui a connue une légère hausse, se déroule sans ambages à travers le pays », a-t-il souligné.

Pour améliorer le taux de rétention à l’école, le ministre d’État a affirmé avoir conduit le gouvernement à organiser avec l’appui du Programme Alimentaire Mondial (PAM), un état de lieux des cantines scolaires. D’après lui, tous les enfants inscrits doivent dorénavant demeurer à l’école, jusqu’à la fin de leur cycle pour éviter la déperdition scolaire au courant de l’année.

Alors que les parents et les élèves attendent de pied ferme la reprise des cours dans un contexte de crise sanitaire, Willy Bankonga a tenu à rassurer tout le monde quant à ce, soulignant que les études sont déjà menées par une task force interinstitutionnelle et un calendrier réaménagé est élaboré ; il ne reste plus qu’au Président de la République d’en déterminer la date, dans le strict respect des mesures barrières. Un discours de plus d’une heure à l’allure d’un bilan à mi-parcours, qui a apaisé les élus des élus.

SGC

Share Button