1. Historique 1.1 Création de la « PRS » Le projet « Technologies de l’information et la communication (TIC) pour la redevabilité sociale dans le sous-secteur de l’enseignement primaire en RDC » a été développé par la Banque Mondiale sur demande du MINEPSP pour évaluer l’utilisation des moyens de communication modernes dans l’amélioration des canaux de communication au sein du système éducatif et renforcer la capacité du gouvernement à gérer la qualité de l’enseignement primaire. Ce projet pilote a pu tester également comment une plate-forme TIC peut amplifier la voix des parents pour garantir que les institutions qui fournissent l´éducation soient tenues responsables de l’amélioration de la qualité de celle-ci. Ce travail a été financé par la Coopération belge au développement dans le cadre d’un fond externe pour l’initiative « Utiliser le numérique pour renforcer la gouvernance du secteur de l’éducation en République démocratique du Congo ». More specifically, the Platform has been designed to address two major constraints:Plus spécifiquement, la plateforme a été conçue pour répondre à deux contraintes majeures suivantes : Le projet a été mis en œuvre par une équipe dynamique de la Banque Mondiale et de la compagnie VIAMO, en étroite collaboration avec quelques directions stratégiques du MINEPSP représentés dans l’organigramme ci-dessous. Le ministère a démontré une forte appropriation et un engagement envers le projet pilote a travers les actions suivantes :
2. Développement technique de la PRS 2.1 Installation de l’Technical infrastructureinfrastructure technique 2.2 Renforcement des capacités techniques La Banque Mondiale a fourni 13 kits informatiques (des ordinateurs portables et accessoires informatiques) pour faciliter le travail quotidien des opérateurs de plate-forme. VIAMO a travaillé avec les directions impliquées pour renforcer les capacités techniques de chaque point focal et opérateur. Les activités suivantes résument en quelques lignes les De plus, chaque unité focale de MINEPSP (DIFORE, DIPROMAD et N’Sele sous- PROVED) a bénéficié d’un appui technique profond sur l’amélioration de la culture numérique des fonctionnaires dans l’utilisation de l’internet et des outils informatiques pour des fins professionnelles (utilisation de tableurs, logiciels de traitement de texte, programmes de présentation, courrier électronique). 2.3 Opérationnalisation de la plateforme : comment ça marche ? Accessible par simple téléphone portable, « Allô École! » , est une application logicielle Web qui permet aux opérateurs du back office (en l’occurrence, le personnel du service de gestion de communication du MINEPSP) de créer et d’analyser des messages ou des enquêtes auxquels la population peut accéder via le service de messagerie court (SMS ) ou serveur vocal interactif (SVI), une technologie importante pour obtenir des commentaires de la population ayant un faible niveau d’alphabétisation. Allo Ecole crée deux voies de communication ; un canal G2G (Gouvernement à gouvernement) permettant de faciliter la communication interne entre les structures administratives centrales avec celles au niveau provincial ou déconcentrées et un canal P2G (Peuple à gouvernement) renforçant la communication les parents d’élèves et les prestataires de l’éducation. Le back-office de Allo Ecole créé des sondages et répond à des requêtes spécifiques en utilisant un système de gestion des tickets sur des interfaces personnalisée. Son canal G2G est configuré de manière qu’un représentant de MINEPSP (un operateur) envoie instantanément une série d’information ou sondage sous forme de message vocal ou SMS à un groupe d’abonnés. Cet utilisateur peut également recueillir des réponses à son message en temp réel. Ainsi, la plate-forme facilite la communication interne entre l’administration central ministériel et ses structures décentralisées, créant de facto un intranet mobile fondé sur l’utilisation des SMS et du SVI. Pour utiliser le canal P2G de la plate-forme, un parent d’élève dans une école cible du projet émet passe un appel vocal gratuit au 178 pour accéder au sondage. Ainsi, Allo Ecole donne une possibilité de suivre et d’informer la mise en œuvre des politiques d’éducation et déclenche des actions correctives du MINEPSP. Les figures 2 et 3 illustrent les voies de communication des canaux G2G et P2G.
Dans le cadre de la phase pilote de « Allô, École ! », allant de l’année scolaire 2015/2016 a 2016/2017, le choix des thématiques sur lesquels les sondages ont été développés étaient basé sur la distribution et l’utilisation des manuels scolaires, la construction d’écoles, les frais de scolarité et l’absentéisme des enseignants et des élèves. Les résultats sont automatiquement agrégés par question et catégorie de répondants, et sont représentés sous forme de visualisations graphiques dans l’interface d’analyse pour y faciliter l’interprétation aux décideurs (voir l’exemple d’une représentation graphique sur la figure 4 ci-dessous).
3. Sensibilisation Le processus d’identification des partenaires de la société civile à une analyse approfondie des partenaires locaux actifs dans le secteur de l’éducation pour assurer une aide efficace de la population dans les zones. La Coalition Nationale de l’Education pour Tous (CONEPT) et la Fédération des Scouts de la République Démocratique du Congo (FESCO) ont été sélectionnés comme partenaires de formation et de sensibilisation à Kinshasa. A Tshikapa, le Centre d’Appui au Développement de la Femme en Action (CADEFA) a été désigné comme partenaire de formation, assisté par l’église catholique de Tshikapa. Les activités de sensibilisation ont débuté au milieu de l’année scolaire 2015-2016 et ont attiré 325 écoles à Ngaliema, N’Sele et Tshikapa. Ceci a été suivi d’une période de mise en place d’une période de pause pour faire des leçons apprises afin d’intégrer les ajustements techniques et organisationnels dans la phase pilote suivante de l’année scolaire 2016-2017 à la division de N’Sele. 3.1 Principaux acteurs engagés dans la mise en œuvre Le Projet Pilote a été conçu pour adopter une approche extrêmement collaborative afin de mobiliser des différentes parties prenantes, favoriser l’appropriation nationale, et la participation d’autres partenaires impliqués dans l’amélioration de l’éducation. Les acteurs clés comprennent : 4. Résultats à ce jour et perspectives À ce jour, la plate-forme a accumulé plus de 13 000 appels via son canal P2G et a généré un nombre considérable d’enquêtes atteignant plus de 1000 écoles et tous les PROVED et S-PROVED. Pour garantir une utilisation continue de la PRS, la prochaine étape pour MINEPSP devrait inclure un programme de renforcement des capacités organisationnelles du SGC pour promouvoir le bon fonctionnement de l’unité de suivi dans la gestion efficaces de requêtes afin d’établir un véritable écosystème de redevabilité dans le secteur de l’éducation. La question de savoir comment MINEPSP communiquera avec la société civile et d’autres parties prenantes sur les actions entreprises dans la résolution des problèmes et revendications identifiés via la PRS doit également être davantage explorée. La société civile devra également jouer le rôle de faire rapport aux enseignants et aux parents d’élèves des actions prises par le ministère a travers cet outil pour renforcer les relations de confiances entre les citoyens et les pourvoyeurs de l’éducation.
DOCUMENTATION
1.1.Institutionnalisation de la PRS
Figure 1 : Organigramme de gestion de la PRS

Figure 2 : Diffusion des informations et enquêtes sur le canal P2G

Figure 3 : Diffusion des informations et enquêtes sur le canal G2G

Figure 4 : Résultat de sondage sur l’effectivité de la rentrée scolaire 2016/2017

