COMMENT AIDER LES ENFANTS A REUSSIR LEUR PARCOURS SCOLAIRE ET EVITER LEUR INADAPTATION ?

Beaucoup d’enfants, pourtant intelligents dans la société, ont parfois du mal à réussir leur parcours scolaire. Plusieurs raisons l’expliquent, selon les experts en sciences de l’éducation. Parmi les raisons qui reviennent le plus figurent en bonne place l’inadaptation de l’élève.  Selon plusieurs études, l’  inadaptation de l’enfant à l’école l’expose à l’échec scolaire

Pour aider certains parents  ou  tuteurs qui   se posent parfois la question de savoir en quoi consiste l’inadaptation et quels en sont les conséquences pour l’épanouissement des élèves, la rédaction de la direction de gestion de communication de l’epst vous propose cette  piste de solution  tirée   de l’ouvrage  de  Jean-paul Yawidi Mayinzambi, docteur en Sciences de l’Education « Aider l’enfant à réussir sa scolarité ».

D’après Monsieur Jean-Paul Yawidi Mayinzambi, pour prévenir l’inadaptation scolaire, on doit préconiser les éléments suivants :

« Faire inscrire l’enfant dans une classe qui correspond à son âge, prendre soin du dossier de l’enfant, s’enquérir du prérequis de l’enfant, tenir compte de l’orientation de l’enfant, inscrire l’enfant dans une école à proximité de son domicile, pourvoir à l’enfant des objets classiques, envoyer à l’école un enfant en bonne santé et enfin avoir une perception positive de l’enfant ».

DE L’INSCRIPTION

En ce qui concerne de l’inscription de l’enfant dans une classe correspondant à son âge, nous voudrons tirer l’attention de la plupart des parents parfois par manque de connaissance osent inscrire leurs enfants dans des classes qui ne correspondent pas à leur âge et cela a des conséquences néfastes si pas dans le présent, dans le future car pour l’enfant qui, son âge ne correspond  pas à la classe qu’il fréquente n’aura pas la compréhension et l’assimilation des leçons. Dans le cas contraire, on impose à l’enfant le calvaire « Un bébé ne peut pas croquer un os » dit  Jean-Paul.

DE LA PRISE DE SOIN DU DOSSIER DE L’ENFANT

A ce stade, l’école qui reçoit l’enfant doit faire attention au contenu du dossier, à la fiabilité et la vérification du parcours scolaire de l’enfant. Selon toujours  Jean-Paul Yawidi, le dossier doit contenir : « D’une attestation de naissance, d’aptitude physique, de bonne vie et Mœurs, des bulletins des classes antérieures, et des photos passeports… ». Et à lui d’ajouter pour le volet de la fiabilité, de tenir compte toujours de l’authenticité de chaque document et d’en vérifier le parcours pour les élèves non débutants de peur que l’on ne tombe dans l’usage du faux. Estime-t-il.

DU PRE-REQUIS DE L’ENFANT

Outre la vérification du dossier, l’école doit tenir si l’enfant dispose des prérequis pour être admis dans la classe qu’il sollicite. Pour découvrir cette dimension, l’auteur recommande aux écoles de recourir au service des conseillers d’orientation qui, ces derniers, mettent sur pied, un dispositif pour mesurer le prérequis de l’enfant dont un test d’admission scolaire peut être organisé soit par écrit, soit verbal.

DE L’ORIENTATION DE L’ENFANT

Pour les enfants en âges de l’école secondaire, le choix d’une filière ne doit pas être sur base des pressions des parents ; Monsieur Jean-paul Yawidi nous recommande de laisser cette tâche au conseiller d’orientation qui a la charge d’éduquer l’enfant par une  série d’activités qui lui permettent de ne se laisser aller à aucune pression extérieure sur le choix à réaliser, à faire face à des questions ouvertes sur sa vie. « L’éducation à l’orientation, aide l’enfant à transférer ses connaissances dans sa vie, sinon cela ne servirait à rien ».

DE LA PROXIMITE DE L’ECOLE DU DOMICILE DE L’ENFANT

C’est avec joie que nous abordons cet aspect de la proximité de l’école au domicile de l’enfant, car cette exigence vaut son pesant d’or pour plusieurs parents dont leurs enfants l’âge varient entre 6 et 12 ans qui évoluent à l’école Primaire. Pour ce, un parent qui impose à l’enfant une longue distance à parcourir à pied ou en autobus, expose celui-ci à la fatigue qui le contraint à somnoler en classe ou à l’inattention. Il existe des parents qui étalent la faiblesse de leur personnalité en se disposant à prouver à leurs voisins du même quartier pourquoi leur enfant n’étudie pas dans une école de la cité, mais en ville. Certes, un parent peut envisager que son fils ou sa fille soit inscrite dans une école qui assure une bonne formation, mais il ne doit pas exposer l’enfant à l’inadaptation scolaire , soutient Yawidi Jean-Paul

DES OBJETS CLASSIQUES

Envoyer son enfant à l’école sans objets classiques, c’est étaler au grand jour son ignorance ou démontrer que l’on ne connaît rien des exigences de l’école ou des apprentissages scolaires. « Le milieu scolaire n’est pas à confondre avec un dépotoir où la seule exigence pour y résider, c’est d’être une ordure » dit Jean Paul Yawidi. A lui de poursuivre, « On ne peut pas mettre à la disposition de l’enfant des objets classiques au nombre qui dépasse sa capacité de les transporter et de les gérer ». D’ailleurs, pense-t-il, pour un écolier du primaire qui doit apprendre, entre autres, à lire, à écrire, il ne peut être muni que de deux livres, à savoir, ceux de lecture et de calculer, de trois cahiers dont un cahier d’écriture, un cahier de calcul et un cahier de dessin. Les autres documents doivent être consignés à l’école, nous dit-il.

DE LA SANTE DE L’ENFANT A L’ECOLE

L’apprenant doit être mentalement disposé à suivre les cours.  Il doit faire preuve d’une bonne santé pour participer activement aux leçons. Il doit témoigner d’une bonne vision pour lire ce qui est écrit au tableau noir et qu’il prenne note. YAWIDI MAYIZAMBI conseille le parent de soumettre leurs enfants à des examens médicaux pour s’assurer entre autres que leurs enfants ont une bonne vision et une bonne audition.

DE LA PERCEPTION DES PARENTS SUR LEURS ENFANTS

Tout enfant doit être vu comme un monsieur qui a un devenir meilleur.  On lui doit la chance. Sachant que chaque enfant a ses bons et mauvais côtés. D’où ne toujours pas voir que le mauvais côté de l’enfant. Lorsque les parents regardent  ses enfants dans un ordre préférentiel, il insécurise certains.

En effet, chaque enfant lit sur la figure de ses parents qu’il est aimé ou pas et accepté ou pas par eux. Dans le cas où, l’enfant perçoit qu’il n’est ni aimé, ni accepté, il aura la nette impression que rien de bon ne viendra ou ne sortira de lui. Noter qu’un grand garçon ne doit pas être vu et traiter comme un bébé. De même, l’enfant qui étudie au cycle élémentaire ou primaire ne doit pas être vu et traité comme un adolescent du cycle secondaire ou adulte de l’Enseignement supérieur et Universitaire.

La rédaction

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