Gratuité de l’Enseignement Primaire : l’heure est au travail

Pendant que certaines personnes se livrent à dépeindre en noir le tableau des réalisations du Gouvernement de la RDC dans le Secteur de l’Éducation, au Ministère de l’Enseignement primaire, secondaire et technique (EPST), l’heure est au travail. La mise en œuvre de la gratuité a ramené une masse importante d’enfants à l’école, a conduit à la paie d’un grand nombre d’enseignants et a permis aujourd’hui l’Identification des Enseignants, des Établissements d’enseignement et des Bureaux Gestionnaires « Nouvelles Unités » pour leur paiement prévu dans les prochains jours.    

Par la voie des médias, le Ministère de l’Enseignement primaire, secondaire et technique a appris la dénonciation faite par le Député national Tony Mwaba des actes de fraude massive, de corruption et de détournement des fonds publics alloués au paiement des Enseignants au sein du Ministère par le Service de Contrôle et de la Paie des Enseignants (SECOPE).

Le Ministère de l’EPST se trouve au cœur d’une réforme stratégique et déterminante relative à la gratuité de l’Enseignement primaire, enclenchée depuis près de dix ans et dont la matérialisation effective se réalise aujourd’hui grâce à la volonté du Président de la République, Chef de l’État, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo et à l’engagement de tous les acteurs intervenant dans le sous-secteur de l’EPST.

La gratuité effective de l’Enseignement primaire qui a permis au pays de récupérer, ce jour, 4 millions d’élèves qui se trouvaient hier en dehors de l’École.  Ce flux prévisible d’élèves dans les écoles n’a pas laissé le Ministère de l’EPST sans initiative visant à prévenir et planifier la prise en charge de ces élèves par les Enseignants qualifiés.

Ceci a poussé le Président de la République à instruire le Ministère de l’EPST à produire la paie de tous les Enseignants Non Payés (NP) et de planifier la mécanisation des Enseignants Nouvelles Unités en vue d’un paiement en leur faveur à partir du mois d’Avril 2020.

132 mille Enseignants dont 97 885 payés au mois de janvier 2020

Le Ministre d’État, Ministre de l’EPST a, dès lors, mobilisé tout son sous-secteur dont le mode de gestion se veut partenarial en vue d’aider le Service de Contrôle et de la Paie des Enseignants (SECOPE) à réussir cette grande et ambitieuse opération.

Dans un laps de temps de cinq mois et en deux cohortes, le Ministère de l’EPST, par le SECOPE, a pu produire la paie de 132 mille Enseignants dont 97885 au mois de janvier 2020. Cette prouesse, jamais réalisée même pas pendant l’époque coloniale, est devenue possible grâce au leadership et aux capacités managériales du Ministre d’État, Ministre de l’EPST, Willy Bakonga Wilima qui a travaillé sans désemparer pour rencontrer la volonté du Chef de l’État.

C’est ici le lieu de souligner que les sources ayant conduit aux allégations du Député Mwaba l’ont sevré de toute compréhension du processus de recrutement, de mécanisation et de la paie effective des Enseignants.

Il est à noter que le recrutement du personnel enseignant est du ressort des gestionnaires des établissements d’enseignement public conventionnés et non-conventionnés. Ce qu’affirme le Directeur de la Mécanisation et de la Paie des Enseignants au SECOPE, André Bekanda Biliki, dans son entretien avec le Directeur Général Service de Gestion de Communication.

« Le recrutement des enseignants est une exclusivité, un monopole accordé aux gestionnaires d’écoles publiques conventionnées et non-conventionnées. Il est réalisé sur la base du profil scientifique et pédagogique de chaque enseignant », a-t-il souligné.

Les gestionnaires d’écoles produisent ainsi une Commission d’affectation pour toute nouvelle recrue. Celle-ci est le seul acte qui consacre le recrutement de l’enseignant et non une liste nominative comme le prétexte l’Honorable Mwaba dans sa correspondance. Ces gestionnaires sont donc constitués des conventionnés relevant des confessions religieuses à savoir Catholique, Protestante, Islamiste, Kimbanguiste, Salutiste, etc. ainsi que des non-conventionnés (l’État). Pour une bonne gouverne de l’opinion, 80% d’écoles en RDC sont conventionnées et 20% par contre sont non-conventionnées.

Après recrutement, les commissions d’affection sont transmises au SECOPE qui procède à la mécanisation des Enseignants. Sur la base des commissions d’affectation, le SECOPE étoffe et/ou met à jour son fichier constitué des listings de suivi qu’il transmet à la Direction de la Paie du Ministère du Budget. Ce fichier du SECOPE n’est donc pas un document référentiel de paie des Enseignants mais plutôt un document d’information et de travail mis à la disposition du Ministère du Budget et qui renseignent que l’Enseignant est mécanisé et donc susceptible d’être payé.

C’est avec la transmission des listings de suivi que le travail du SECOPE s’arrête dans le processus et les enseignants sont intégrés dans le fichier unique de la Direction de la Paie du Ministère du Budget. Cette dernière transmet ensuite son fichier à la Direction de l’Ordonnancement qui, à son tour, transmet les listings de paie à la Banque Centrale dont le rôle est de produire les Ordres de Paiement devant permettre aux Banques commerciales de procéder à la paie des Enseignants.

Il est donc illusoire et inconcevable de croire en une quelconque injection des fictifs sur les listings de paie ou au détournement des fonds destinés à la paie des enseignants dont le processus intègre, in fine, la bancarisation. Pour ce faire, les Banques commerciales exécutent la paie selon que chaque enseignant est tenu de se présenter pour se faire identifier, passer au contrôle physique muni de sa commission d’affectation, sa carte de service, sa carte d’identité (carte d’électeur) et deux photos passeports.

La gratuité étant irréversible, tout Congolais devrait se focaliser sur sa réussite

Parler d’enseignants fictifs et de détournement des fonds alloués à leur paie équivaudrait à taxer tous les acteurs intervenant dans le processus des corrompus, à savoir : les gestionnaires des écoles conventionnées (avec 80% d’écoles) et non conventionnées, le SECOPE, la Direction de la Paie, la Direction de l’Ordonnancement, la Banque centrale, les Banques commerciales. Ce qui n’est pas de nature à encourager ces hommes et femmes qui travaillent et contribuent à la matérialisation de la volonté du Président de République et des orientations pertinentes du Ministère d’État, Ministre de l’EPST.

Tout en reconnaissant qu’il peut y avoir des failles à un niveau ou un autre du processus et que les efforts doivent encore se poursuivre pour parfaire la qualité du service rendu par le SECOPE, le Ministère de l’EPST invite toute l’opinion à apprécier, à leur juste valeur, les avancées significatives et palpables réalisées dans le cadre de la mise en œuvre effective de la gratuité de l’Enseignement primaire.

Le Ministère de l’EPST rappelle que la gratuité de l’Enseignement primaire se poursuit et est irréversible. Tout Congolais devrait se focaliser sur sa réussite, car l’école est un bien de la communauté et chaque famille dans la communauté dispose potentiellement ou nécessairement des enfants scolarisables ; et ces enfants ont besoin d’écoles disponibles et d’enseignants à même d’assurer leur formation.

L’heure est donc au travail. La gratuité a ramené une masse importante de population à l’école, elle a conduit à la paie d’un grand nombre d’enseignants et elle permet aujourd’hui l’Identification des Enseignants, Établissements d’enseignement et Bureaux Gestionnaires « Nouvelles Unités » pour leur paiement prévu dans les prochains jours.

Service de Gestion de Communication/MINEPST  

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