EPST: Le SYECO fustige le comportement des écoles opposées à la gratuité de l’éducation de base

« Le constat est amer. Nous ne comprenons pas pourquoi les enseignants de 12 écoles cherchent à prendre toute la nation en otage ; alors que le pays compte 499 000 enseignants, repartis à travers ses vingt-six provinces », a déclaré la Secrétaire générale des Enseignants du Congo, Cécile Tshiyombo, à l’issue de la tournée d’inspection organisée dans certaines écoles, lundi 18 novembre 2019, dans la ville de Kinshasa.

La Secrétaire générale du SYECO s’est dit indignée de constater, au cours de cette inspection de travail, que le Collège Boboto, le Lycée Bosangani, Lycée Bokeleale, Notre Dame du Congo, Bolingani de Kintambo sont en grève et leurs enseignants absents.

Pourtant, tous les enfants de ces écoles, ci-haut citées, étaient dans la rue jusqu’au Cabinet du ministre de l’Enseignement primaire, secondaire et technique (EPST).

« Ces élèves voulaient même se rendre jusqu’au niveau de la Présidence de la République », a révélé Cécile Tshiyombo qui, du reste, affirme que ces enfants sont manipulés par certains enseignants selon les informations à sa disposition, reçues des frères et prêtres gestionnaires de ces différentes écoles conventionnées.

« Certains élèves allèguent qu’il y a des enseignants qui leur demandent de ne pas venir à l’école et de marcher contre la gratuité de l’éducation de base », a regretté Cécile Tshiyombo qui ne digère pas ce comportement des enseignants, étant donné que le deuxième palier viendra équilibrer leurs salaires.

« Ces enseignants ne veulent pas enseigner. Ils écrivent partout des lettres pour demander à d’autres enseignants de les soutenir dans leur mouvement », a-t-elle tranché.

Et en réponse au point de vue de l’Honorable Christophe Lutundula qui croit qu’actuellement, « il n’est pas possible de dégager les fonds qu’exige la gratuité de l’éducation de base à travers le pays », Cécile Tshiyombo tranche : « le plus important est que le Chef de l’État a voulu respecter et faire respecter la Constitution ».

Rigobert MUKENDI

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