SERNIE : les femmes plaident pour la revalorisation des leurs dans le Sous-secteur de l’EPST

Les femmes du Service nationale d’identification des élèves (SERNIE) ont clôturé, ce mercredi 31 mars 2021, le mois qui abrite la journée internationale pour les droits des femmes célébrée le 8 mars. Deux thèmes principaux ont été développés lors de cette activité. Le premier a été axé sur la conciliation de la vie familiale à la vie professionnelle de la femme. Le second a porté sur les violences basées sur le genre dans le milieu professionnel. Question de permettre à ces femmes de l’administration de s’outiller sur le rôle à jouer qui est le leur. Les deux thèmes ont été animés par différents intervenants du ministère e lm’EPST : le directeur chef de service de l’Education à la vie courante et familiale ainsi que le directeur chef de service de la Francophonie. Cette activité a été organisé par la directrice chef de service du SERNIE. Elle s’est déroulée en la salle de la direction de l’enseignement technique à Gombe.

Cette activité a réunit les femmes qui travaillent au niveau central et celles qui sont dans les antennes du Service national de l’identification des élèves (SERNIE). Elles ont été enrichis par les interventions de ces deux animateurs qui ont passé en revue les contraintes auxquelles font face les femmes dans leur milieu professionnel.  Les échanges ont gravités autour des rapports entre l’homme et la femme dans le ménage et dans la vie professionnelle. Les rôles sociaux de l’un et de l’autre ont été également abordés.

Le directeur chef de service à la Direction de la francophonie, Ernest NTOMBI BAINA NYAMA, est revenu sur l’importance de la femme dans la vie de l’homme. Pour lui, la femme apporte la stabilité dans la vie de l’homme. Et ce dernier a pour obligation d’accompagner la femme  dans  son évolution vers l’excellence. L’orateur a aussi  insisté sur le fait que cet accompagnement de l’homme ne sera possible que si celui-ci est émancipé des toutes les traditions et stéréotypes de la société lui inculqué dès les bas âges quant à sa manière de traiter la femme .

Par son accoutrement, son comportement, son attitude face à l’homme la femme peut soit se valoriser soit se dévaloriser. L’occasion faisant le larron, Ernest NTOMBI BAINA a rappelé aux femmes leur rôle de gardienne du temple des valeurs et des traditions. Il a, par ailleurs, fait savoir que la femme enseignante devrait impérativement se distinguer des autres femmes. Cette distinction passe par la prise de conscience de la femme sur sa situation et la place importante qu’elle occupe dans la société et dans la vie de l’homme.

De son côté, le directeur chef de service de l’EVF, Christine NEPA NEPA, a axé son intervention sur la méritocratie. Elle a, à cette occasion, défini les concepts violences, genre, violences basées sur le genre. Pour elle, la femme leader devrait transcender la facilité et le favoritisme pour réaliser la pleinitude de son potentiel.  Cette femme qui vise une société égalitaire ne doit pas toujours avoir la main tendue vers l’homme. « l’égalité ne se demande pas, elle ne se donne pas non plus, mais elle s’arrache grâce à son travail et à sa capacité de relever les défis qu’elles rencontrent tout au long de son parcours. Seul le travail, la discipline, l’organisation, la mise en valeur de ses compétences permettra de revaloriser la femme enseignante. », a-t-elle souligné. Les femmes du Sernie ont reçu quelques clés pour devenir un leader, à  savoir : être indépendante, avoir la confiance en ses compétences, avoir un modèle de vie ainsi que des projets d’avenir. Elles ont également émis le vœu de voir le quota des femmes promues à l’EPST être revu à la hausse. Ce, dans l’optique d’atteindre réellement un leadership d’excellence dans une société numérique pour un futur égalitaire à l’ère de la covid 19.

Magalie MUSSA

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