L’identité culturelle, cet autre droit de l’enfant souvent minimisé

Quand on parle des droits de l’enfant, l’allusion est souvent faite aux différentes formes de violences que les enfants subissent dans les différents environnements immédiats. Toutefois, il y a un autre droit des enfants souvent négligé tant en milieux scolaires qu’en famille : il s’agit du droit à l’identité culturelle.

C’est dans ce sens que Nelly Lubuma, promotrice de  l’école chrétienne Bénie de Yolo-Nord à Kinshasa est revenue sur cet autre droit de l’enfant souvent minimisé.

C’était lors d’une série d’activités organisées vendredi dernier pour célébrer  la journée internationale des droits de l’enfant. Selon Nelly Lubuma l’identité culturelle passe d’abord par l’apprentissage des langues nationales aux enfants.

 « Nous sommes congolais et nous le resterons. En tant que tel, nous avons nos langues. La langue fait partie de l’identité d’un peuple. C’est ainsi que durant le déroulement des activités, vous avez entendu les enfants chanter en Tshiluba, en Kikongo, en Lingala et en swahili. Pour nous, c’est le respect du droit à l’identité de l’enfant », a-t-elle indiqué.

Un autre aspect de l’identité culturelle, a-t-elle poursuivi,  est la nourriture. L’enfant doit déguster et apprécier les mets délicieux traditionnels suivant ses origines.

« Manger tout ce qui se mange dans sa tribu d’origine relève également du droit à l’identité de l’enfant. Ce droit ne plus respecter de nos jours. On n’en parle pas. On nous oblige d’être plus quelqu’un d’autre que nous-mêmes. C’est pourquoi nous avons songé sensibiliser les différentes couches de la population sur ce droit inaliénable des enfants », a-t-elle fait savoir.

En rappel, la journée internationale des droits de l’enfant est célébrée le 20 novembre de chaque année. Cette célébration consiste en la promotion des droits de l’enfant pour les faire respecter.

Bruno NSAKA

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