LE PEQPESU DANS LA STRATÉGIE SECTORIELLE DE L’EDUCATION ET DE LA FORMATION (SSEF 2016-2025)

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Premier projet sectoriel de l’éducation en République Démocratique du Congo, le Projet d’Éducation pour la Pertinence des Enseignements aux niveaux Secondaire et Supérieur-PEQPESU s’est assigné deux objectifs majeurs: améliorer l’enseignement et l’apprentissage des mathématiques et des sciences dans l’enseignement secondaire et renforcer la pertinence de l’enseignement technique et professionnel dans les secteurs prioritaires des niveaux d’enseignement secondaire et universitaire. Le PEQPESU organise ses interventions dans trois composantes dont chacune se rapporte à un aspect sous-sectoriel: volet enseignement secondaire et générale, volet enseignement secondaire technique et professionnel et enfin, volet enseignement supérieur et universitaire.  Pour une durée de six ans (2015-2021), le projet est financé par la Banque mondiale à hauteur de 200 millions de dollars américains dont 130 de crédit et 70 de don. Douze provinces administratives sont ciblées pour la mise en œuvre: Kwango, Kwilu, Ituri, Haut-Uélé, Haut-Katanga, Lualaba, Kasaï Central, Kasaï, Equateur, Sud-Ubangi et Kinshasa. Le PEQPESU est mis en œuvre par les directions techniques sous l’égide des secrétaires généraux de chaque ministère.

 

La première composante du projet consiste en l’amélioration de l’enseignement et l’apprentissage des mathématiques et des sciences dans l’enseignement secondaire général. Deux sous-composantes. La première portera sur l’élaboration d’un cadre stratégique d’enseignement du secondaire et renforcement des programmes scolaires en mathématiques et en sciences. Elle sera associée à une amélioration des conditions d’enseignement et d’apprentissage. Cette sous-composante est relative à l’enseignement secondaire général. La deuxième sous-composante, quant à elle, se chargera de la modernisation des programmes des instituts supérieurs professionnels en mathématiques et sciences pour la formation pour la formation continue et initiale des enseignants du secondaire. Elle se rapporte à l’enseignement supérieur et universitaire.

La deuxième composante du PEQPESU met un focus sur l’amélioration de la pertinence de l’enseignement technique et formation professionnelle (ETFP) des niveaux d’enseignement secondaire et universitaire dans les secteurs prioritaires. Elle est composée de trois sous-composantes. La première a été finalisée pour l’élaboration d’une stratégie et d’un cadre politique pour l’enseignement technique et formation professionnelle. La seconde sous-composante est axée sur le renforcement de la qualité et de la pertinence de l’enseignement technique et formation professionnelle du secondaire et dans les secteurs prioritaires. La dernière sous-composante mise sur le renforcement de la qualité et de la pertinence de l’ETFP de l’enseignement supérieur dans les secteurs prioritaires.

La coordination, suivi et évaluation du projet constitue la dernière sous-composante du PEQPESU. Les activités qui garantissent l’exécution et la coordination efficace du projet, ainsi que le suivi et l’évaluation des résultats seront pris en charge par cette composante. Des services de consultants seront fournis afin d’asseoir les connaissances en matière d’enseignement orienté vers les domaines techniques, de discipline de la formation, et de travail d’évaluation. La connaissance technique recherchée aura pour vocation le renforcement les départements techniques pertinents au sein des ministères de l’EPSP, ESU et ETP. La collecte des données, les enquêtes de suivi, les audits, l’évaluation finale et le suivi de mesures de sauvegarde seront également endossé par cette composante.

Les principales actions: volet enseignement secondaire général

Le PEQPESU se chargera de mettre en œuvre une des réformes importante dans le sous-secteur de l’EPSP, à savoir: l’éducation de base pour tous. La Loi-cadre N°14/004 du 11 février 2014 de l’enseignement national introduit, dans son exposé des motifs, “l’éducation de base” comme innovation en ces termes: “ le concept éducation de base qui s’articule en l’enseignement primaire et le secondaire général, soit huit années d’enseignement dit ‘de base’; cette vision étendue garantit à un grand nombre de jeunes garçons et de jeunes filles l’acquisition d’une formation générale ininterrompue solide et une initiative à des savoir-faire utile pour la vie, soit pour poursuivre leurs études soit pour acquérir les connaissances de base”.

En clair, ce qu’il convient de retenir au sujet de cette réforme est que les deux premières années du secondaire, anciennement connu sous le vocable “tronc commun”, deviennent le Cycle Terminal de l’Education de Base-CTEB. Les disciplines sont regroupées en domaine d’apprentissage selon les Classifications Internationales Types de l’Education (CITE) de l’Unesco. Le domaine d’apprentissage des sciences comprend: les mathématiques, les sciences de la vie et de la terre (SVT) et les sciences physiques, technologie et TIC. Le Cycle Terminal de l’Education de Base (CTEB) a pour fonctions: l’intégration des apprentissages de toute l’Education de Base; la professionnalisation des élèves de l’Education de Base; l’orientation des élèves et la certification de l’Education de Base.

Nombre d’actions majeurs sont à mettre dans l’escarcelle du sas EPSP: des programmes de sciences et de mathématiques modernisés selon l’approche par situation pour rendre ces enseignements plus concrets et attrayants, des guides pratiques de l’enseignant pour accompagner les programmes; une formation des enseignants de sciences et de mathématiques du secondaire en collaboration avec les Institut supérieur professionnel; distribution de 18.000 kits scientifiques dans les écoles offrant les options scientifiques; élaboration de nouvelles normes de laboratoires scientifiques; rénovation et équipement de 36 laboratoires de sciences dans les provinces ciblés et l’élaboration d’un cadre stratégique de l’enseignement secondaire.

 

Les principales actions: volet enseignement supérieur et universitaire

 

Dans une approche cohérente entre le niveau secondaire et universitaire, il sera question d’organiser des renforcement des capacités humaines des ISP; la révision des programmes dans les disciplines de mathématiques, sciences et informatique et le renforcement du partenariat.

Dans une approche cohérente ESU et ETP, d’autres actions phares sont à retenir: l’introduction d’une innovation dans le mode de gouvernance des établissements supérieur par le truchement des contrats de performance; la réforme des programmes d’enseignement supérieur et universitaire de premier cycle pour les adapter au système LMD pour les filières d’études en lien avec les secteurs prioritaires; l’introduction des programmes professionnalisant de courte durée pour répondre aux besoins du monde du travail; le renforcement des capacités humaines et institutionnelles des structures de formation des enseignants du secondaire technique et professionnel (ISPT); le renforcement des liens entre les universités et les entreprises; l’effectivité du concept “assurance-qualité” dans la gestion des universités et instituts supérieurs avec le binôme “auto-évaluation et évaluation externe”.

 

 

Les principales actions: volet enseignement technique et professionnel

 

L’approche systémique sera sollicitée pour un partenariat public-privé qui aura pour mission de former pour répondre aux besoins de la société; développer un modèle de gestion de l’ETFP en agissant sur la qualité et la pertinence des enseignements et enfin, élaborer le cadre national de qualification et de certification en vue de valoriser les métiers.

 

Par contre, l’actualisation des curricula dans les domaines prioritaires, le soutien aux plans de développement des établissements (18 établissements dans les provinces ciblées), et le renforcement des compétences des enseignants par la formation initiale et continue des enseignants avec l’ESU.

 

Service de Gestion de Communication