SSEF: Quel état des lieux 3 ans après le début de la mise en œuvre

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Dans une interview accordée à la presse nationale ce vendredi 01 mars 2019, à son cabinet de travail, le Secrétaire Permanent du Secrétariat Permanent d’Appui et de Coordination du secteur de l’Education – SPACE, M. Valere MUNSYA, a dressé un état des lieux de la mise en œuvre de la stratégie sectorielle de l’éducation et de la formation 2016-2025.

A cet effet, M. Valere M. a épinglé les réformes prioritaires du système éducatif congolais en cours de mise en œuvre.

Il s’agit notamment : Pour la maternelle (le préscolaire), de la mise en place de la classe pré-primaire, car il a été constaté qu’une grande partie des enfants, surtout des familles moins nanties, n’accédaient pas à la classe maternelle, organisée essentiellement par les privés et à un coût inaccessible à toutes les bourses. L’Etat a créé une année de classe pré-primaire dans tous les établissements publics car les études ont démontré que les enfants qui passent par le préscolaire sont les plus aptes à entamer l’école primaire.

Pour le niveau primaire, il a été constaté que le niveau des élèves au terme du cycle primaire accuse souvent des lacunes dans le secondaire. Le diagnostic fait à ce sujet note que c’est soit l’enseignant qui n’est pas suffisamment qualifié, soit c’est le programme qui pose problème. Ainsi, il a été mis en place un processus de distribution des manuels, la création des IFM, institut de formation des maîtres, pour que progressivement l’on améliore la qualité des enseignements et que le produit du primaire maitrise le basic de ce cycle : savoir lire, écrire et calculer.

Enfin, l’instauration de la politique de gratuité de l’enseignement primaire et du caractère obligatoire pour tous les enfants à partir de 5 ans.

Au niveau secondaire, la mise en œuvre de l’Education de Base, qui comprend les six années du primaire plus les deux années du secondaire qui s’inscrivent dans un continuum des connaissances de base que tout élève devrait avoir. Ainsi, il est procédé à la modernisation des curricula du domaine d’apprentissage des sciences (mathématiques, physique, chimie, biologie), la formation continue des enseignants pour la bonne répercussion dans les salles de classe et la réfection des laboratoires.

Au niveau supérieur et universitaire, il y a l’arrimage au système LMD, licence, master et doctorat. Un système beaucoup plus pratique et professionnalisant pour mieux répondre aux besoins du monde professionnel. Il est recherché ici l’adéquation formation-emploi, sur les compétences que doivent avoir les produits de notre système éducatif.

La réussite de la mise en œuvre de toutes ces réformes ambitieuses tient des efforts du Gouvernement de la république mais également de l’appui des partenaires techniques et financiers de l’éducation qui ont endossé cette stratégie nationale.

James IYOLO