ETP: PROCESSUS DE MODERNISATION DES PROGRAMMES DE FILIERES PRIORITAIRES APPUYEES PAR LE PEQPESU

Dans le cadre de la mise en œuvre des réformes contenues dans la Stratégie Sectorielle de l’Education et de la Formation 2016-2025, le sous-secteur de l’enseignement technique et professionnel a entreprit la modernisation des curricula des secteurs dits prioritaires que sont : l’agriculture ; les bâtiments, travaux publics et connexes ainsi que les mines et industries extractives. Cette étape étant achevée, l’heure est à présent à l’appropriation de ces nouveaux programmes par les enseignants à travers les formations et le déclenchement de la phase pilote d’expérimentation. A cet effet, nous avons interrogé le Chef de l’Unité Technique d’Appui du Projet d’Education pour la Qualité et la Pertinence des Enseignements aux niveaux Secondaire et Universitaire dans son volet Enseignement Technique et Professionnel, Jean-Claude IKWA, qui a bien voulu répondre à nos questions.

SGC : Quelle a été la motivation première de l’alignement de la modernisation des programmes d’enseignement-apprentissage de l’ETP ?

J-C IKWA : La motivation première de l’alignement de la modernisation des curricula d’ETP, c’est dans le cadre de la stratégie sectorielle de l’éducation et de la formation 2016-2025 en matière d’enseignement technique et professionnel afin de réaliser les différentes réformes de notre système éducatif.

SGC : Quel sont les filières ciblées pour cette modernisation dans le cadre du PEQPESU et pourquoi ?

J-C IKWA : Les filières ciblées, sont des filières des secteurs porteurs d’emplois. Il s’agit des secteurs et filières suivantes :

  • Secteur agricole avec six (6) filières : Agriculture générale, Nutrition, Industries agricoles, Santé et Production Animales, Pêche et navigation, Foresterie.
  • Secteur BTP et connexes avec six (6) filières : Travaux Publics, Construction bâtiment, Mécanique Générale, Mécanique automobile, Electricité, Electronique.
  • Secteur mines et industries extractives : Mines, géologie, métallurgie, chimie industrielles.

SGC : Quelles expertises ont été mises à contribution pour rendre cette modernisation des programmes ?

J-C IKWA : Des consultants internationaux ont été mis à la disposition du Secrétariat Général pour concevoir les différents curricula. Il s’agit de :

  • Le Groupement CEMEQ-CENAFFIF-ATPF, Centre d’Elaboration des Moyens d’Enseignement au Québec.
  • Consortium International de Développement en Education basé au Canada (CIDE INC), issue des secteurs public et privé, lié à un réseau international de gestionnaires de projets
  • L’équipe technique nationale du secrétariat général de l’EPST

SGC : Par approche comparative, comment pouvez-vous différencier le programme modernisé de l’ancien ?

J-C IKWA : Le programme modernisé comprend :

  • Les analyses de la situation du travail,
  • Les référentiels de métiers-compétences,
  • Les référentiels de formation,
  • Les référentiels d’évaluation e de certification.

Un accent est mis sur l’acquisition des compétences à développer auprès de l’apprenant. L’apprentissage se fait avec les réelles simulations réelles des situations dans le milieu professionnel.

SGC : A présent, quelle est la démarche prévue pour mettre à l’échelle le nouveau programme ?

J-C IKWA : La démarche prévue pour mettre à l’échelle le nouveau programme est qu’après la phase de conception est de réaliser la phase d’expérimentation à tous les niveaux accompagner des remédiations, de validation et ensuite la généralisation des curricula.

SGC : Comment appréciez-vous l’appui des partenaires dans la mise en œuvre des réformes contenues dans la stratégie sectorielle de l’éducation et de la formation 2016-2025 en matière d’enseignement technique et professionnel ?

J-C IKWA : Les partenaires sont là pour aider à avancer avec les différentes réformes, mais ils ne remplacent pas l’état Congolais qui doit prévoir un budget conséquent pour atteindre tout le pays.

James IYOLO

Share Button