EPST: Willy BAKONGA sollicite l’appui de l’Unesco pour juguler les contraintes de la gratuité de l’éducation de base

Les Ministres en charge du secteur de l’Education ont débattu des questions relatives aux atouts et aux faiblesses qu’affichent les systèmes éducatifs des pays membres de l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO). C’était au cours d’un déjeuner de travail organisé, vendredi 15 novembre dernier, au siège de cette organisation à Paris à l’initiative du Programme de développement des capacités pour l’éducation (CAPED) pour y apporter des solutions durables.

Au cours de ces assises, l’UNESCO a reconnu à la RDC – engagée dans la gratuité de l’éducation de base depuis cette année scolaire – des avancées significatives pour l’avenir. Mais, conscient des contraintes de cette réforme importante, le ministre d’Etat de l’EPST, Willy BAKONGA, a, quant à lui, indiqué que cette réforme implique d’importantes ressources financières pour sa réussite. L’appui de l’UNESCO s’avère donc plus qu’indispensable.

« Le gouvernement de la République démocratique du Congo, sous l’instruction du Président de la République, Son Excellence Félix-Antoine Tshisekedi, met en œuvre la gratuité de l’éducation de base depuis la rentrée scolaire de septembre dernier. Cette ambition-programme exige d’énormes moyens surtout pour soutenir les effets induits de cette grande réforme notamment l’afflux d’élèves qui entraîne la construction de nouvelles salles de classe, le recrutement de nouveaux enseignants, etc. C’est pour cette raison que je saisis cette opportunité pour solliciter l’appui de l’Unesco afin de mobiliser les ressources supplémentaires nécessaires », a-t-il fait savoir.

Il sied de souligner que le programme CAPED, lancé en 2003, constitue la principale réponse opérationnelle de l’UNESCO pour aider les pays les moins avancés à mettre en œuvre le programme ÉDUCATION 2030 en accord avec l’objectif de développement durable 4.

Le CAPED, qui travaille avec un budget de 100 millions Usd depuis sa création, intervient dans 25 pays à travers notamment des instituts spécialisés pour renforcer les capacités des systèmes éducatifs des pays concernés.

Cette concertation s’est tenue concomitamment avec les travaux de la 40ème session de la conférence générale de l’UNESCO ouverts depuis le 13 novembre dernier par le Secrétaire général des Nations unies.

Rigobert MUKENDI

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